Ceci est conforme à la célèbre inscription du temple de Delphes, telle qu’elle nous a été transmise par Plutarque. Le “connais-toi toi-même”, peut-être trop récurrent dans la littérature ou chez les adeptes de certaines sectes mystico-orientalistes, constitue le pivot de doctrines supérieures et étroitement liées aussi aux enseignements anciens, qui invitent chacun à réaliser sa propre nature intime.

Selon une autre objection, la médiumnité n’a pas apporté de nouvelles connaissances.

“La théorie des cadres, de la non contemporanéité de leur perception par des individus à évolution différente, l’existence de variations dans l’histoire cosmique, le concept de fusions – ou communions – de sentiments du même degré d’évolution, sont tous des arguments originaux que nos Instructeurs désincarnés ont amplement illustrés et patiemment essayé de nous faire comprendre. Mais tellement ! Si ce qui est dit par les médias est aussi connu par la science officielle, il est dit que les sessions ne donnent pas de nouvelles connaissances ; si elles sont nouvelles, on dit qu’elles sont absurdes…”.

Le Cercle Kappa a également introduit de nouvelles idées, notamment en ce qui concerne l’enseignement des “plans spirituels” et “non manifestés”. C’est une tâche ardue et exigeante : elle décrit, de façon organique et cohérente, ce qui est au-delà de l’astral, du mental, de l’akasic. Que trouverait-on, si je puis m’exprimer, entre le monde de la forme et celui de l’Absolu ? Jusqu’à présent, la littérature médiéviste la plus qualifiée ne nous a donné que de brèves indications à ce sujet. Habituellement, cependant, nous trouvons un fossé dans l’enseignement entre l’akasic et le concept de l’Absolu, alors que ce dernier est illustré de manière assez exhaustive. Mais très peu de sources mentionnent l’existence sans forme, sans espace et sans temps, dans le sens d’une dilatation de la conscience, et pourtant pas encore identifiée avec l’Absolu. Il semble que l’une des tâches principales du Cercle Kappa soit – comme je l’ai dit – précisément de combler ce vide dans l’enseignement médiumnique. Pour ce faire, on utilise des concepts mathématiques qui prennent un sens plus large, comme l’élaboration théorique du concept métaphysique d’algorithme (une succession “puissante” de processus visant une finalité), dont la nature se transforme en une sorte de “métaphysique du Principe”. Ceci peut être lié à l'”ascèse” graduelle de l’individu jusqu’à ce qu’il s’identifie avec l’Absolu. Mais je le mentionnerai plus tard.

Les arguments métaphysiques ne peuvent évidemment pas être démontrés sur un plan empirique, pas plus qu’ils ne peuvent avoir l’imprimatur – dans la mesure où cela peut être valable – de confirmation objective. Pour ceux qui souhaitent avoir un retour d’information, outre d’innombrables cas d’identification personnelle, il existe généralement – contrairement à ce que l’on suppose – un bon nombre de découvertes scientifiques anticipées ou promues par ce moyen. Le sujet est complexe, notamment en ce qui concerne le concept de “design général”, dans lequel chacun doit atteindre certains “objectifs” avec ses “moyens”.

Pour en revenir à la valeur des messages de médiumnité, je suis convaincu de leur grand mérite comme moyen de consolation, d’enseignement, de croissance intérieure…. Mais la médiumnité n’est pas sans risques : je suis sûr que, dans de nombreux cas, nous ouvrons aussi la porte de la “cave”, c’est-à-dire de notre inconscient. Je n’exclus pas non plus l’influence des “forces” et des “énergies subtiles”, qui ne sont pas toujours positives. Selon les enseignements anciens, en effet, l’homme (compris non pas comme une unité, mais comme un ensemble de composants) vivrait aussi dans des “corps” inférieurs. Un peu comme, dans le plan physique, les cellules du corps humain, les bactéries, les virus, etc. Ces “forces” hypothétiques pourraient donc être libérées…. Mais heureusement, je n’ai rien trouvé de tout cela dans les différents groupes auxquels j’ai participé. Au contraire, un contact probable avec des “réalités transcendantes”, quels que soient les personnages connus qui seraient intervenus. En ce qui concerne ces derniers, leur “participation” pourrait être comparée aux rayons du soleil qui nous chauffent : ce n’est pas le soleil lui-même, mais une émanation de celui-ci. Enfin, je crois que dans de nombreuses séances médiumniques, nous pouvons communiquer avec notre “moi supérieur”. Et qu’il est parfois aussi possible d’avoir des contacts avec ceux que nous avons transmis.

Alors, que se passe-t-il vraiment dans les séances médiumniques ? Qui franchit cette porte grand ouverte sur l’inconnu ? Il n’est pas possible – comme je l’ai déjà mentionné – de donner une réponse certaine et démontrable : nous ne pouvons évaluer soigneusement les conséquences que sur une longue période de temps.